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> Actualités des sorties parisiennes :
Le guide des sorties propose un aperçu rapide sur les évènements du jour à Paris ainsi que les actualités de la ville, les concerts et expositions du moment.
Fred Perry posté le 01/01/2009
Fondée dans les années 30 par le tennisman anglais Fred Perry, triple vainqueur du tournoi de Wimbledon, qui a fort justement choisi la couronne de lauriers comme logo de sa maison, la marque éponyme a depuis conservé son identité de l'époque avec un style sport chic dans un esprit « so british ». Pour sa première boutique française, Fred Perry a choisi d'installer sa ligne premium baptisée Laurel (laurier) pour hommes et femmes dans le Marais. Cette gamme classique (de 85 € à 445 €) comprend le fameux polo en piqué de coton made in England, les tricots en laine de mérinos, ainsi que l'originale veste Harrington. Aux cotés de Laurel se trouvent les lignes dites de collaboration comme Blank Canvas (réalisée par de jeunes créateurs émergents, tel And Son pour cette saison), la collection exclusivement noire cosignée Raf Simons et la ligne Jessica Ogden (en exclusivité pour Paris). L'atout de la boutique, le service exclusif de polos à personnaliser : parmi une sélection, le client choisit la coupe, le col, les manches et le coloris. Nec plus ultra, il peut décider de faire broder ses initiales sous la couronne de lauriers, de faire déposer son vêtement à domicile ou de le faire livrer pour un cadeau (120 €). Côté déco, le minimalisme est de rigueur dans les 60 mètres carrés. Les murs en plâtre et le sol en béton ont été conservés bruts et le mobilier est de récupération. Seule touche personnelle, une (discrète) frise murale de couleur longe les murs et une dalle en émaux représentant l'emblème de la marque occupe le centre de la pièce. Affaire à suivre : les autres lignes basiques de Fred Perry seront présentées dans une nouvelle boutique qui ouvrira rue des Rosiers dans les prochaines semaines.
Lamarthe posté le 25/12/2008
Fondée en 1930 par Alfred Lamarthe, cette marque de sacs et petite bagagerie a su s'imposer pour devenir l'une des principales griffes de maroquinerie française.
Début 2008, Stéphane Verdino prend la direction artistique de la maison et donne un nouvel élan à Lamarthe. Pour sa première collection, il a créé l'évènement en invitant l'une des grandes figures contemporaines de l'art, Miss.Tic, plasticienne et poète à la fois. De leur collaboration est née une ligne de trois modèles - sac, cabas et trousse - déclinés en rouge et en noir.
Chez Lamarthe, cet hiver est placé sous le signe du glamour avec une collection très actuelle comportant six thèmes (Unreal Blue, Black & Precious, Desire...) avec en modèle phare, le sac E(LL)E, décliné en plusieurs versions. Toutes les collections sont disponibles dans la nouvelle boutique Lamarthe, d'une superficie de 40 mètres carrés, située en plein cœur du Marais. Les matériaux choisis pour cet espace mêlent éléments classiques et design, avec une référence aux origines de la marque : bois de noyer, verre Anthélio transparent ou réfléchissant, encadrement métallique de couleur plomb pour les vitrines, miroirs fumés et un impressionnant plafond, tendu d'une toile miroir, pour accentuer la luminosité.
Une recherche architecturale qui se conjugue harmonieusement avec la façade de la boutique, facilement reconnaissable, en mosaïque de pâte de verre à dominante verte, l'une des dernières dans le quartier.
Yohji Yamamoto posté le 12/12/2008
Coupes déstructurées et origami nippon : on identifie aisément la marque de fabrique du talentueux Yohji Yamamoto, l'un des créateurs japonais les plus connus et reconnus au monde. Réputée pour sa philosophie zen et ses vêtements aux coupes stylisées, la marque installe sa troisième boutique parisienne rue Cambon, aux abords de la place de la Concorde. La tendance actuelle de décoration des boutiques étant sans aucun doute à l'épuré, certains ont désormais tendance à employer ce terme à toutes les sauces pour des lieux qui parfois ne le sont pas. Mais pas de doute ici : nous sommes à l'apogée du minimalisme et de l'épure dans toute sa splendeur. A l'extérieur, le blanc mat transpose dans un registre contemporain les moulures historiques néo-classiques de la façade. Trois niveaux, d'une superficie totale de 600 mètres carrés, parfaitement immaculée : le concept de « la boîte blanche », signature récurrente des boutiques Yamamoto depuis son arrivée à Paris, accueille les lignes majeures Yohji Yamamoto femme et homme. Du sol en béton (incrusté de marbre) au plafond en passant par l'escalier, le mobilier en bois et les surprenantes vitrines (faites d'écrans de papier shoji pliés comme des oiseaux), tout est blanc comme neige ! Le rez-de-chaussée est un choc visuel aux antipodes des démarches commerciales classiques, un espace galerie avec seulement quelques silhouettes emblématiques de mannequins. Deux escaliers aux courbes majestueuses invitent aux univers homme et femme. Le premier étage, dédié à la femme, est irradié de la lumière provenant des portes-fenêtres et, au sous-sol, les anciennes douves sont vouées à l'homme. Un univers particulier, bien dans la philosophie de la maison. Impressionnant.
Officina Slowear posté le 08/12/2008
Nous nous en avons déjà parlé ici : Slowear n'est pas une marque, mais un label, un concept d'origine italienne regroupant des marques de vêtements haut de gamme partageant la même philosophie : qualité, authenticité et respect de l'environnement. Imaginé par les frères Roberto et Marzio Compano sur le modèle de la « slow-food », son but est de promouvoir des marques (appartenant aux frères) de qualité en utilisant des techniques de fabrication « ecofriendly » à un rythme de collections plus lent que les grandes marques standardisées. Une offre mixte (de 199 à 778 €) regroupant les pantalons et jeans de la marque Incotex (créée en 1951), les pulls et cachemires du spécialiste en maille Zanone, les vestes et manteaux sport chic siglés Montedoro et enfin les chemises et chemisiers de la marque Glanshirt directement inspirés du glamour des sixties. Les coupes précises et modernes offrent des vêtements basiques chic sans être à la pointe des tendances. La boutique, d'une superficie de 150 mètres carrés sur deux étages, dispose de grandes baies vitrées sur toute la longueur donnant sur la charmante rue piétonne du Village Royal. Le rez-de-chaussée accueille la partie homme et l'on accède au rayon femme par un escalier enfermé dans une cage de verre. La décoration chic et simple colle à l'image véhiculée par le label : marbre blanc au sol, mobilier en teck et nombreux livres sur l'architecture et le design pour le côté intello. Après Paris, Slowear continuera son expansion mondiale et prendra place dans peu de temps à New York et à Hongkong par la suite.
Byzance Home posté le 05/12/2008
Après avoir fait ses classes chez Cassina, ouvert sa société d'aménagement de bureaux, Soraya Belhadia a décidé de créer son propre espace personnel plein d'idées : Byzance Home. L'aménagement est signé Frédéric Rollet, de l'atelier d'Oz, qui mélange pierres blondes du marais, peinture orange et résine de béton gris. Un cadre hétéroclite en parfaite osmose avec le parti pris de la maîtresse des lieux qui souhaite mêler les influences et les dernières tendances en matière de design, de déco et d'art. L'objectif ? Permettre à chacun de concevoir son intérieur. Ici, elle a refusé l'écrin minimaliste un tantinet snob pour développer une approche globale de la maison articulée autour de plusieurs espaces à vivre. Ainsi, dans la cuisine, s'exposent les plans de travail chic en chêne clair et inox de Arclinea, les précieux verres de dégustation de Rosenthal et les poêles en fonte à feu ouvert Burgundi. Dans le salon, place au confort avec les poufs Zanotta, les tabourets Zeus et Téti en grès fin émaillé, la chaise longue en cuir fauve Lama dessinée par Palomba et l'incroyable suspension Les Damnés de chez MGX. Ce dernier objet est une œuvre surprenante ornée d'une multitude de corps en plastique, fabriquée en quarante exemplaires. « Vous pouvez aussi bien venir pour trouver un petit cadeau à offrir avant d'aller dîner chez des amis, comme les mugs de Warhol, que pour dénicher la pièce unique qui vous suivra toute votre vie », souligne Soraya Belhadia. A l'instar d'une véritable maison, les placards et commodes renferment des produits du quotidien comme les bouteilles d'eau pétillantes et plates Eaux du Monde (7 €) et les lignes de beauté aux plantes de montagne La Ferme de Marie. Enfin, Byzance Home donne la parole aux artistes comme Serge Van de Put et son bestiaire fabuleux, composé d'un bouledogue, d'un girafon ou d'un pélican réalisés en pneus. On découvre également les silhouettes féminines immortalisées sous le fusain de Rina Ferhi et les clichés d'Olivier Brunet. Plein de belles choses que Soraya se propose de décliner sur mesure dans votre appartement.
Hammam Pacha posté le 28/11/2008
Après vingt ans de succès et une renommée dépassant l'Ile-de-France, le Hammam Pacha de Saint-Denis a ouvert une succursale à Paris sur la rive gauche. Georges Nataf s'est inspiré de son enfance en Tunisie pour créer ce lieu, aidé par son fils Charles : une histoire de famille et de traditions.
Lieu de bien-être, de convivialité et d'évasion exclusivement féminin, cette nouvelle adresse revendique la plus pure tradition méditerranéenne du hammam, avec une clientèle variée, tous âges et tous milieux confondus. Charles Nataf insiste sur ce point : « C'est un endroit où il faut venir pour prendre le temps, oublier ses tracas, seule ou entre copines. »
Le Hammam Pacha comporte sept cabines individuelles pour les massages ou l'épilation, une salle de repos de 120 mètres carrés pour déguster un thé ou des pâtisseries, une salle tiède de 200 mètres carrés avec bain à remous, sauna de dix places et douches. Le dépaysement est total, la décoration est typique et luxueuse, intégralement faite à la main par des artisans marocains et tunisiens, avec des murs de mosaïques colorées, des boiseries teintées de couleurs chaudes et une lumière douce adaptée à la relaxation.
Toute une gamme de soins est proposée en complément des bienfaits du hammam, de 24 à 175 € (forfait 4 h), l'accès au lieu coûte 35 € la séance (peignoir, serviette et chaussons fournis) ou 300 € le forfait de dix entrées sans limitation de durée. Enfin, pour celles qui souhaitent s'évader au moment de leur pause déjeuner, le restaurant propose des tajines et des salades fraîches maison ; une cuisine simple et savoureuse. C.G.
Ella Luna posté le 27/11/2008
Quel est le quartier que l'on privilégie quand on a tout juste 25 ans et qu'on se prédestine à embrasser une carrière de styliste pleine d'avenir ? Le Marais bien sûr ! C'est en tout cas le choix d'Ornella Albou, jeune créatrice qui vient d'ouvrir sa première boutique à l'angle de la rue des Rosiers. Dans son espace qui ne se prend pas au sérieux, Ornella a opté pour un sol en béton ciré égayé de touches jaunes disposées de manière totalement fantaisistes.
Dior Institut au Plaza Athénée posté le 27/11/2008
Le lien unissant la maison Christian Dior et le célèbre palace parisien remonte à 1946, date à laquelle monsieur Dior ouvre sa maison de couture à proximité du Plaza en raison de leurs valeurs communes : luxe, savoir-faire et raffinement. Devenu sa cantine (de luxe) et sa deuxième maison, Christian Dior entretiendra une relation forte avec l'hôtel. Il apparaît donc naturel que le premier Dior Institut ouvre à cette adresse mythique.
Né d'une volonté commune de préserver l'héritage des deux maisons, l'institut à pour but d'éveiller les sens et une quête optimale du résultat. Les codes emblématiques de Dior sont omniprésents, la vue, le toucher et l'odorat sont mis à contribution. Après la descente d'un escalier historique, un mur d'images présente la légende de la maison de couture, puis l'accueil donne sur un bassin central surmonté d'une goutte en verre soufflé. Des arcades cintrées illuminées mènent aux salles de soin.
Dans chacune des cinq cabines spacieuses, dont une double cabine VIP, on retrouve la chaise médaillon emblématique revisitée dans des matières argent et blanc, de nombreux miroirs au motif cannage et les murs tapissés de cuir gris-rosé. Les soins proposés, à partir de 170 €, sont « labellisés méthode Dior », principalement axés sur le rajeunissement. Salon de repos et tisanerie concluent l'expérience, tandis qu'un espace fitness, hammam et sauna invite à prolonger les bienfaits des soins. C.G.
Battling Club posté le 20/11/2008
A deux pas de l'Hôtel du Nord et du canal Saint-Martin, le Battling Club réinvente la salle de sport à l'ancienne avec, au programme, boxe, lutte, fitness, jiu-jitsu, capoeira et musculation pour les sportifs pros, les férus du genre et les novices.
Ce complexe sportif pluridisciplinaire, unique en France, est l'œuvre Philippe Dumont. Plus connu dans le monde de la beauté que dans celui du sport, le fondateur de la marque de cosmétiques pour homme Nickel a réalisé un virage à 360 degrés à la suite de sa rencontre avec les frères Guenot (médaillés en lutte aux JO de Pékin). En s'inspirant des « boxing gyms » new-yorkais, il a voulu retranscrire l'état d'esprit des lutteurs : humilité, gentillesse, passion, solidarité et aussi... grand sens de la fête.
Ensuite, Philippe Dumont a trouvé en Fréderic Mompo (cinq titres de champion du monde de culturisme, entraîneur de l'équipe de France et vingt-cinq ans d'expérience dans le sport) bien plus qu'un manager de salle, mais l'élément fédérateur du club. Passionné, charismatique et souriant, il gère le club et ses adhérents de manière conviviale. Coté installations, l'ancien entrepôt industriel de 1 000 mètres carrés sur deux étages dispose de trois salles de combat (dont un tapis central de 120 mètres carrés), deux rings de boxe, une salle de frappe (dix sacs de frappe en cuir), une salle de cardio-training de 60 mètres carrés, une salle de musculation de 100 mètres carrés et, en exclusivité parisienne, un plateau d'haltérophilie avec des poids allant jusqu'à 40 kilos.
Des clients (et amis de Frédéric) de prestige fréquentent déjà le lieu : Samuel Le Bihan, Tomer Sisley, David Saracino et François-Xavier Demaison viennent là pour se défouler, se maintenir en forme ou simplement pour la détente. C.G.
Tae Ashida posté le 14/11/2008
Pour dénicher une tenue exceptionnelle élégante et rétro, faites un tour dans la boutique de Jun Ashida. Le vénérable créateur, considéré comme le « Chanel japonais », abrite dans son espace classique parisien les collections romantiques et les silhouettes nostalgiques chic de sa fille Tae Ashida. Cette créatrice possède sa propre marque, Miss Ashida, qui fait fureur au pays du Soleil-Levant. Encore peu connue en France, elle devrait vite réparer cette erreur, surtout lorsque l'on constate la belle maîtrise de cette styliste en matière de lignes pures près du corps. Une allure totalement dans l'esprit revival actuel que Tae Ashida affine depuis qu'elle est petite. Elevée entre l'Asie et les Etats-Unis, elle a gardé le goût pour les accessoires les plus fous qui rehaussent les tenues les plus sages. Une partie de cette expérience en couture fut acquise aux côtés de Christian Lacroix, dont elle fut l'assistante chez Patou (1984). Aujourd'hui, elle s'illustre avec des tailleurs-pantalons en cuir, des capes, des robes en satin imprimé, des vestes ceinturées à la taille, des pulls en lainage léger joliment décolletés, des jupes travaillées à l'instar de l'origami, des accessoires en soie et des mousselines pastel. « Le souci du détail est omniprésent dans le travail d'Ashida. Ses silhouettes romantiques ont toujours ce petit truc en plus qui rend une femme élégante », explique Christine Derksen, la responsable de la boutique. A voir aussi, le sous-sol de la boutique où Tae Ashida a entreposé ses robes de soirée vintage : robe-bustier satin noir et blanc (1997), robe courte satin noir avec bandes de fourrure noire et incrustation de motifs arabesques en strass (2003) ou la robe-ballon avec détails de rubans en crêpe georgette vert pomme. De véritables valeurs sûres !
Tous posté le 10/11/2008
Peu connue des Françaises, la marque de bijoux hispanique ayant pour symbole un ourson a ouvert une deuxième adresse parisienne sur le très chic boulevard Saint-Germain-des-Prés, à quelques mètres de chez Sonia Rykiel. La famille Tous crée la marque en 1920, et la deuxième génération a su la développer de façon vertigineuse (croissance annuelle de 40 %) pour être vendue à ce jour dans 34 pays avec plus de 300 points de vente. Marque à succès en Espagne, elle est connue pour ses bijoux et ses sacs à main. Cependant, la maison a su se diversifier en proposant à ce jour plus de vingt collections par an, soit des milliers de références : bijoux joaillerie (or et diamants), bijoux fantaisie (argent et pierres semi-précieuse), montres, sacs, maroquinerie, lunettes et parfums. La nouvelle boutique, d'une superficie de 200 mètres carrés, fait la part belle aux bijoux. Aux cotés des créations joaillerie (jusqu'à 30 000 €), on trouve un grand choix de bijoux accessibles, pour femme, enfant et homme (de 20 à 400 €). L'ourson - identité visuelle de la marque - a fêté ses vingt ans d'existence en 2005, il est décliné sous toutes les formes, du plus simple au plus chic, du plus tendre au plus fou. Au fond de la boutique, dans un espace à l'esprit boudoir, les sacs à main sont mis en scène, le style est original, les matières (principalement du cuir) sont de bonne qualité pour des modèles haut de gamme vendus entre 250 € et 450 €. La décoration de l'espace, à base de gris clair et de miroirs, se veut neutre pour une mise en avant optimale des produits. Seule touche de folie, le sofa circulaire qui trône majestueusement à l'entrée en espérant que l'égérie de la marque, Kylie Minogue, vienne s'y poser.
Terminus Polar posté le 06/11/2008
La libraire, Caroline Masson, travaillait « dans le cinéma ». Sur un coup de tête, un jour, elle a démissionné. Elle voulait travailler dans une librairie, mais elle ne voulait pas de patron. Et elle aimait les polars. En un an, elle a retapé, monté et ouvert ce lieu, dans un quartier qui lui ressemble, « populaire, mixte, un peu comme dans les années 50... ».
Le résultat, elle n'en revient pas : « J'étais juste une amateur, et voilà que j'ai ouvert la seule librairie parisienne consacrée au polar qui ne fait que du livre neuf ! ». Avec un idéal, cependant : « Le polar est un sous-genre, mal considéré : une cliente m'a avouée être soulagée de venir chez moi, où elle peut en acheter "sans avoir honte". J'espère contribuer à réhabiliter ce genre. » Elle veut aussi un vrai lieu de quartier, où les enfants viennent bouquiner, « faire les cons » : dès 3 ans, on peut s'installer dans un mignon rayon pour lire les enquêtes de l'inspecteur Lapou dans le potager, celles de Rouletapir... « J'espère aussi que les spécialistes viendront de loin pour me voir. » Les étagères proposent des polars de tout poil classés par pays, des classiques, et beaucoup d'éditeurs atypiques : les Editions du Polar, qui publient à compte d'auteur et ne vendent que sur Internet, Krakoen, dirigée par l'auteur de polar Max Obione, Les Contrebandiers... « Je veux le plus possible soutenir ces maisons, dont le catalogue sort des sentiers battus, que la passion anime davantage que le commerce, et qui donnent leur chance à d'excellents jeunes auteurs ». Il y a enfin un rayon BD, des audio-livres, et quelques produits dérivés rares, comme ce Jeu des 7 familles du polar, accompagné d'un livre narrant la vie de ses personnages, par de grandes plumes du genre. Et déjà, des animations : « Claude Mesplède, l'auteur du Dictionnaire des littératures policières, m'a proposé de venir faire une petite conférence, et en novembre, il y aura une signature de Caryl Férey, Grand Prix de la littérature 2008, et de l'auteur Jean-Bernard Pouy. » A suivre... S.D.
Espace K posté le 03/11/2008
Le quartier du canal Saint-Martin est en constante évolution. A quelques pas du pont tournant de la Grange-aux-Belles, une nouvelle galerie d'art contemporain a vu le jour. Créée par Karima et Didier Célestin, cette galerie à taille humaine marque sa différence en proposant un lieu chaleureux et ouvert à tous dont le but premier est la découverte de l'art.
La programmation des artistes, volontairement tournée vers le monde et surtout l'Orient, s'articule autour de quatre thèmes : enjambement d'une frontière ou d'une technique, solitudes et échanges, résistances cultuelles ou culturelles, et violence verbale.
Avec ces quatre sujets, les artistes sélectionnés apporteront leurs visions sur les actualités sociétales ou environnementales de manière poétique ou politiquement engagée. La maîtresse des lieux, Karima confie ses critères de choix : « Je sélectionne des artistes émergents talentueux pour leur offrir une meilleur visibilité et les aider.
Mes critères sont simples : la sensibilité à leur travail, la recherche des matières et surtout qu'ils créent sur différents supports (peinture, vidéo, sculpture, installation...). » Un artiste différent chaque mois et, entre deux, une soirée interférence avec une lecture de l'exposition passée par d'autres artistes, un bon moyen de s'initier à l'art, et même d'en acquérir, à des prix souvent plus accessibles que ce que l'on pourrait imaginer. C.G.
Lethéo & Blet posté le 31/10/2008
Architectes joailliers, tel est le métier original et particulier de Catherine Le Téo et de Thierry Blet. A l'origine architectes et designers d'intérieur, ils se lancent dans le bijou en 2006. « Un jour, une cliente nous a demandé de réaliser un modèle. Et nous nous sommes piqués au jeu », explique Catherine. Depuis, dans leur atelier, ces créatifs n'ont cessé d'imaginer et de tailler des bijoux à la limite de l'objet en jouant avec l'asymétrie, l'équilibre des formes et des matériaux. Au total, une vingtaine de collections de parures en argent, en or rose ou blanc, serties ou non de pierres précieuses ont ainsi été réalisées. « Chacune de nos collections raconte une histoire, un souvenir de voyage, un personnage mythique. On revisite les codes et les références pour les déstructurer, les recomposer », poursuit Catherine. Ainsi, la collection Croisière décline les symboles de la mer : bouées, balises, accastillages...Un univers regroupé dorénavant dans une galerie située au sein de l'ancienne cantine de Flammarion. Un espace brut abritant l'atelier d'architecture, les bagues couronnes très art déco (à partir de 120 €), les sautoirs, les manchettes, les colliers mais aussi les canapés, tapis et luminaires fraîchement dessinés.
Ralph Lauren posté le 27/10/2008
La première boutique, entièrement dédiée aux femmes, de la marque américaine Ralph Lauren vient d'ouvrir ses portes sur la prestigieuse avenue Montaigne. Ecrin d'une superficie de 600 mètres carrés sur trois étages, niché dans un ancien hôtel particulier datant du XVIIIe siècle de style rococo, c'est le paroxysme du luxe à la française version outre-Atlantique. Le rez-de-chaussée est réservé aux accessoires (maroquinerie, lunettes, foulards...), présentés dans de somptueuses vitrines parfois entièrement dorées. Cet étage annonce l'ambiance avec un sol en pierre de couleur crème agrémenté de cabochons noirs et des murs blancs aux ornements fastueux. Pour se déplacer d'un étage à l'autre, on peut choisir entre un ascenseur spacieux et un escalier de pierre à la rampe en fer forgé. Le sous-sol abrite les collections Blue Label et Black Label, pour le coté casual et streetwear, séparées en trois thèmes correspondant aux trois pièces : chic de jour, chasse-équestre et chaussures. L'apothéose revient au premier étage abritant les salons de la ligne Collection, installée dans un espace lumineux avec de hautes fenêtres ouvertes sur l'avenue, c'est la fierté de la maison. Composée de robes et de tenues grand soir aux coupes irréprochables, cette ligne prestige peut se vanter de défiler sur les plus grands tapis rouge du monde.
Source : paris»lieux-branches
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